{"id":538,"date":"2021-10-31T11:31:00","date_gmt":"2021-10-31T16:31:00","guid":{"rendered":"https:\/\/ametoco.bndesigns.net\/?page_id=538"},"modified":"2021-10-31T11:31:00","modified_gmt":"2021-10-31T16:31:00","slug":"history","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/ametoco.org\/fr\/history\/","title":{"rendered":"Histoire"},"content":{"rendered":"<h3><strong>Pr\u00e9colonial<\/strong><\/h3>\n<p>Diverses tribus se sont install\u00e9es dans le pays de toutes parts \u2013 les Ewe du Nigeria et du B\u00e9nin, et les Mina et les Guin du Ghana. Ces trois groupes se sont install\u00e9s le long de la c\u00f4te. Lorsque la traite des esclaves a v\u00e9ritablement commenc\u00e9 au XVIe si\u00e8cle, les Mina en ont le plus profit\u00e9. Ils sont devenus des agents impitoyables des marchands d&#039;esclaves europ\u00e9ens et voyageaient vers le nord pour acheter des esclaves aux Kabye et \u00e0 d&#039;autres tribus du nord. Les Europ\u00e9ens ont construit des forts au Ghana voisin (\u00e0 Elmina) et au B\u00e9nin (\u00e0 Ouidah), mais pas au Togo, qui n&#039;avait pas de ports naturels. Pendant les 200 ann\u00e9es suivantes, la r\u00e9gion c\u00f4ti\u00e8re a \u00e9t\u00e9 un centre de raid majeur pour les Europ\u00e9ens \u00e0 la recherche d&#039;esclaves, ce qui a valu au Togo et \u00e0 la r\u00e9gion environnante le nom de \u00ab\u00a0C\u00f4te des esclaves\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Dans un trait\u00e9 de 1884 sign\u00e9 \u00e0 Togoville, l&#039;Allemagne a d\u00e9clar\u00e9 un protectorat sur une \u00e9tendue de territoire le long de la c\u00f4te et a progressivement \u00e9tendu son contr\u00f4le \u00e0 l&#039;int\u00e9rieur des terres. Parce qu&#039;il est devenu la seule colonie autosuffisante de l&#039;Allemagne, le Togoland \u00e9tait connu comme sa possession mod\u00e8le.<\/p>\n<h3><strong>Mandats de la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations<\/strong><\/h3>\n<p>Le 8 ao\u00fbt 1914, les forces fran\u00e7aises et britanniques envahissent le Togoland et les forces allemandes se rendent le 26 ao\u00fbt. En 1916, le Togoland est divis\u00e9 en zones administratives fran\u00e7aise et britannique. Apr\u00e8s la guerre, le Togoland est officiellement devenu un mandat de la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations divis\u00e9 \u00e0 des fins administratives entre la France et le Royaume-Uni. Apr\u00e8s la Premi\u00e8re Guerre mondiale, la Tch\u00e9coslovaquie nouvellement fond\u00e9e s&#039;est \u00e9galement int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 cette colonie mais cette id\u00e9e n&#039;a pas abouti.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale, le mandat est devenu un territoire sous tutelle de l&#039;ONU administr\u00e9 par le Royaume-Uni et la France. Pendant les p\u00e9riodes de mandat et de tutelle, l&#039;ouest du Togo \u00e9tait administr\u00e9 dans le cadre de la Gold Coast britannique. En d\u00e9cembre 1956, les r\u00e9sidents du Togoland britannique ont vot\u00e9 pour rejoindre la Gold Coast en tant que membre de la nouvelle nation ind\u00e9pendante du Ghana.<\/p>\n<p>Togoland britannique repr\u00e9sent\u00e9 en rayures, qui a rejoint le Ghana<\/p>\n<p>Par statut en 1955, le Togoland fran\u00e7ais est devenu une r\u00e9publique autonome au sein de l&#039;Union fran\u00e7aise, bien qu&#039;il ait conserv\u00e9 son statut de tutelle de l&#039;ONU. Une assembl\u00e9e l\u00e9gislative \u00e9lue au suffrage universel des adultes avait un pouvoir consid\u00e9rable sur les affaires int\u00e9rieures, avec un organe ex\u00e9cutif \u00e9lu dirig\u00e9 par un premier ministre responsable devant la l\u00e9gislature. Ces changements ont \u00e9t\u00e9 incorpor\u00e9s dans une constitution approuv\u00e9e lors d&#039;un r\u00e9f\u00e9rendum de 1956. Le 10 septembre 1956, Nicolas Grunitzky devient Premier ministre de la R\u00e9publique du Togo. Cependant, en raison d&#039;irr\u00e9gularit\u00e9s dans le pl\u00e9biscite, une \u00e9lection g\u00e9n\u00e9rale non supervis\u00e9e a eu lieu en 1958 et remport\u00e9e par Sylvanus Olympio. Le 27 avril 1960, lors d&#039;une transition en douceur, le Togo a rompu ses liens constitutionnels avec la France, a perdu son statut de tutelle de l&#039;ONU et est devenu pleinement ind\u00e9pendant en vertu d&#039;une constitution provisoire avec Olympio comme pr\u00e9sident.<\/p>\n<h3><strong>Ind\u00e9pendance et agitation<\/strong><\/h3>\n<p>Une nouvelle constitution en 1961 a \u00e9tabli un pr\u00e9sident ex\u00e9cutif, \u00e9lu pour 7 ans au suffrage universel et une Assembl\u00e9e nationale faible. Le pr\u00e9sident avait le pouvoir de nommer les ministres et de dissoudre l&#039;assembl\u00e9e, d\u00e9tenant le monopole du pouvoir ex\u00e9cutif. Lors des \u00e9lections de cette ann\u00e9e-l\u00e0, au cours desquelles le parti de Grunitzky a \u00e9t\u00e9 disqualifi\u00e9, le parti d&#039;Olympio a remport\u00e9 901 TP1T des voix et les 51 si\u00e8ges de l&#039;Assembl\u00e9e nationale, et il est devenu le premier pr\u00e9sident \u00e9lu du Togo.<\/p>\n<p>Durant cette p\u00e9riode, quatre principaux partis politiques existaient au Togo : la Juvento de gauche (mouvement de la jeunesse togolaise) ; l&#039;Union D\u00e9mocratique des Populations Togolaises (IDPT) ; le Parti Togolais du Progr\u00e8s (PTP), fond\u00e9 par Grunitzky mais disposant d&#039;un soutien limit\u00e9 ; et l&#039;Unit\u00e9 Togolaise (UT), le parti du pr\u00e9sident Olympio. Les rivalit\u00e9s entre les \u00e9l\u00e9ments de ces partis avaient commenc\u00e9 d\u00e8s les ann\u00e9es 1940 et elles ont atteint leur paroxysme avec la dissolution des partis d&#039;opposition par Olympio en janvier 1962 en raison de pr\u00e9tendus complots contre le gouvernement du parti majoritaire. Le r\u00e8gne de M. Olympio a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9 par la terreur de sa milice, les Ablode Sodjas. De nombreux membres de l&#039;opposition, dont Grunitzky et Meatchi, ont \u00e9t\u00e9 emprisonn\u00e9s ou ont fui pour \u00e9viter d&#039;\u00eatre arr\u00eat\u00e9s.<\/p>\n<p>Le 13 janvier 1963, le pr\u00e9sident Olympio est assassin\u00e9 lors d&#039;un soul\u00e8vement de sous-officiers de l&#039;arm\u00e9e m\u00e9contents des conditions de leur renvoi de l&#039;arm\u00e9e fran\u00e7aise. Grunitzky est revenu d&#039;exil deux jours plus tard pour diriger un gouvernement provisoire avec le titre de Premier ministre. Le 5 mai 1963, les Togolais adoptent une nouvelle constitution qui r\u00e9tablit le multipartisme, choisit des d\u00e9put\u00e9s de tous les partis politiques pour l&#039;Assembl\u00e9e nationale et \u00e9lit Grunitzky \u00e0 la pr\u00e9sidence et Antoine Meatchi \u00e0 la vice-pr\u00e9sidence. Neuf jours plus tard, le pr\u00e9sident Grunitzky a form\u00e9 un gouvernement dans lequel tous les partis \u00e9taient repr\u00e9sent\u00e9s.<\/p>\n<p>Au cours des ann\u00e9es suivantes, le pouvoir du gouvernement Grunitzky est devenu pr\u00e9caire. Le 21 novembre 1966, une tentative de renversement de Grunitzky, inspir\u00e9e principalement par des opposants politiques civils du parti UT, \u00e9choue. Grunitzky a ensuite tent\u00e9 de r\u00e9duire sa d\u00e9pendance \u00e0 l&#039;\u00e9gard de l&#039;arm\u00e9e, mais le 13 janvier 1967, un coup d&#039;\u00c9tat dirig\u00e9 par le lieutenant-colonel \u00c9tienne Eyad\u00e9ma (plus tard le g\u00e9n\u00e9ral Gnassingb\u00e9 Eyad\u00e9ma) et Kl\u00e9ber Dadjo a renvers\u00e9 le pr\u00e9sident Grunitzky lors d&#039;un coup d&#039;\u00c9tat militaire sans effusion de sang. Les partis politiques ont \u00e9t\u00e9 interdits et tous les processus constitutionnels suspendus. Dadjo est devenu le pr\u00e9sident du \u00ab comit\u00e9 de r\u00e9conciliation nationale \u00bb, qui a dirig\u00e9 le pays jusqu&#039;au 14 avril, date \u00e0 laquelle Eyad\u00e9ma a pris la pr\u00e9sidence. Fin 1969, un parti politique national unique, le Rassemblement du peuple togolais (RPT), est cr\u00e9\u00e9 et le pr\u00e9sident Eyad\u00e9ma est \u00e9lu pr\u00e9sident du parti le 29 novembre 1969. En 1972, un r\u00e9f\u00e9rendum national, auquel Eyad\u00e9ma se pr\u00e9sente sans opposition, confirme son r\u00f4le de pr\u00e9sident du pays. Le r\u00e8gne d&#039;Eyad\u00e9maLa troisi\u00e8me r\u00e9publique<\/p>\n<h3><strong>Gnassingb\u00e9 Eyad\u00e9ma<\/strong><\/h3>\n<p>\u00c0 la fin de 1979, Eyad\u00e9ma a d\u00e9clar\u00e9 une troisi\u00e8me r\u00e9publique et une transition vers un plus grand r\u00e9gime civil avec un cabinet mixte civil et militaire. Il a recueilli 99,971 TP1T des voix lors d&#039;\u00e9lections pr\u00e9sidentielles incontest\u00e9es tenues \u00e0 la fin de 1979 et au d\u00e9but de 1980. Une nouvelle constitution pr\u00e9voyait \u00e9galement une assembl\u00e9e nationale qui servirait principalement d&#039;organe consultatif. Eyad\u00e9ma a \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9lu pour un troisi\u00e8me mandat cons\u00e9cutif de 7 ans en d\u00e9cembre 1986 avec 99,51 TP1T des voix lors d&#039;une \u00e9lection sans contestation. Le 23 septembre 1986, un groupe d&#039;environ 70 dissidents togolais arm\u00e9s est entr\u00e9 \u00e0 Lom\u00e9 depuis le Ghana dans une tentative infructueuse de renverser le gouvernement Eyad\u00e9ma.<\/p>\n<h3><strong>L&#039;opposition<\/strong><\/h3>\n<p>En 1989 et 1990, le Togo, comme de nombreux autres pays, a \u00e9t\u00e9 touch\u00e9 par les vents du changement d\u00e9mocratique qui ont balay\u00e9 l&#039;Europe de l&#039;Est et l&#039;Union sovi\u00e9tique. Le 5 octobre 1990, le proc\u00e8s des \u00e9tudiants qui distribuaient des tracts antigouvernementaux d\u00e9clencha des \u00e9meutes \u00e0 Lom\u00e9. Des manifestations antigouvernementales et de violents affrontements avec les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont marqu\u00e9 les mois qui ont suivi. En avril 1991, le gouvernement a entam\u00e9 des n\u00e9gociations avec des groupes d&#039;opposition nouvellement form\u00e9s et a accept\u00e9 une amnistie g\u00e9n\u00e9rale qui a permis aux opposants politiques en exil de retourner au Togo. Apr\u00e8s une gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale et de nouvelles manifestations, le gouvernement et l&#039;opposition ont sign\u00e9 un accord pour organiser un \u00ab forum national \u00bb le 12 juin 1991.<\/p>\n<p>Le forum national, domin\u00e9 par les opposants au pr\u00e9sident Eyad\u00e9ma, s&#039;est ouvert en juillet 1991 et s&#039;est imm\u00e9diatement d\u00e9clar\u00e9 \u00ab Conf\u00e9rence nationale \u00bb souveraine. Bien que soumise \u00e0 un harc\u00e8lement s\u00e9v\u00e8re de la part du gouvernement, la conf\u00e9rence a r\u00e9dig\u00e9 une constitution provisoire appelant \u00e0 un r\u00e9gime de transition d&#039;un an charg\u00e9 d&#039;organiser des \u00e9lections libres pour un nouveau gouvernement. La conf\u00e9rence a choisi Joseph Kokou Koffigoh, avocat et chef d&#039;un groupe de d\u00e9fense des droits de l&#039;homme, comme Premier ministre de transition, mais a conserv\u00e9 le pr\u00e9sident Eyad\u00e9ma comme chef de l&#039;\u00c9tat pour la transition, bien qu&#039;avec des pouvoirs limit\u00e9s.<\/p>\n<p>Une \u00e9preuve de volont\u00e9 entre le pr\u00e9sident et ses opposants s&#039;ensuit au cours des 3 ann\u00e9es suivantes au cours desquelles le pr\u00e9sident Eyad\u00e9ma prend progressivement le dessus. Une paralysie politique fr\u00e9quente et des violences intermittentes ont marqu\u00e9 cette p\u00e9riode. Suite \u00e0 un vote de la l\u00e9gislature de transition (Conseil sup\u00e9rieur de la R\u00e9publique) pour dissoudre le parti politique du pr\u00e9sident, le RPT, en novembre 1991, l&#039;arm\u00e9e a attaqu\u00e9 le bureau du Premier ministre le 3 d\u00e9cembre et captur\u00e9 le Premier ministre. Koffigoh a ensuite form\u00e9 un deuxi\u00e8me gouvernement de transition en janvier 1992 avec une participation substantielle de ministres du parti pr\u00e9sidentiel. Le chef de l&#039;opposition Gilchrist Olympio, fils du pr\u00e9sident assassin\u00e9 Sylvanus Olympio, a \u00e9t\u00e9 pris en embuscade et gri\u00e8vement bless\u00e9 apparemment par des soldats le 5 mai 1992.<\/p>\n<p>En juillet et ao\u00fbt 1992, une commission compos\u00e9e de repr\u00e9sentants du pr\u00e9sident et de l&#039;opposition a n\u00e9goci\u00e9 un nouvel accord politique. Le 27 septembre, le public a approuv\u00e9 \u00e0 une \u00e9crasante majorit\u00e9 le texte d&#039;une nouvelle constitution d\u00e9mocratique, inaugurant officiellement la quatri\u00e8me r\u00e9publique du Togo.<\/p>\n<h3><strong>L\u00e9gislature impuissante et violence politique<\/strong><\/h3>\n<p>Le processus d\u00e9mocratique a \u00e9t\u00e9 retard\u00e9 en octobre 1991, lorsque des \u00e9l\u00e9ments de l&#039;arm\u00e9e ont pris en otage l&#039;Assembl\u00e9e l\u00e9gislative int\u00e9rimaire pendant 24 heures. Cela a effectivement mis fin \u00e0 la l\u00e9gislature int\u00e9rimaire. En repr\u00e9sailles, le 16 novembre, les partis politiques d&#039;opposition et les syndicats ont d\u00e9clar\u00e9 une gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale destin\u00e9e \u00e0 contraindre le pr\u00e9sident Eyad\u00e9ma \u00e0 accepter des conditions satisfaisantes pour les \u00e9lections. La gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale a en grande partie ferm\u00e9 Lom\u00e9 pendant des mois et a caus\u00e9 de graves dommages \u00e0 l&#039;\u00e9conomie.<\/p>\n<p>En janvier 1993, le pr\u00e9sident Eyad\u00e9ma a d\u00e9clar\u00e9 la transition termin\u00e9e et a reconduit Koffigoh au poste de Premier ministre sous l&#039;autorit\u00e9 d&#039;Eyad\u00e9ma. Cela a d\u00e9clench\u00e9 des manifestations publiques et, le 25 janvier, des membres des forces de s\u00e9curit\u00e9 ont tir\u00e9 sur des manifestants pacifiques, tuant au moins 19 personnes. Dans les jours qui ont suivi, plusieurs membres des forces de s\u00e9curit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9s et bless\u00e9s ou tu\u00e9s par des opposants civils. Le 30 janvier 1993, des \u00e9l\u00e9ments de l&#039;arm\u00e9e se sont d\u00e9cha\u00een\u00e9s pendant 8 heures dans tout Lom\u00e9, tirant sans discernement et tuant au moins 12 personnes. Cet incident a provoqu\u00e9 la fuite de plus de 300 000 Togolais de Lom\u00e9 vers le B\u00e9nin, le Ghana ou l&#039;int\u00e9rieur du Togo. Bien que la plupart soient rentr\u00e9s au d\u00e9but de 1996, certains restent encore \u00e0 l&#039;\u00e9tranger.<\/p>\n<p>Le 25 mars 1993, des commandos dissidents togolais arm\u00e9s bas\u00e9s au Ghana attaquent le principal camp militaire de Lom\u00e9 et tentent en vain de tuer le pr\u00e9sident Eyad\u00e9ma. Cependant, ils ont inflig\u00e9 des pertes importantes, ce qui a d\u00e9clench\u00e9 des repr\u00e9sailles meurtri\u00e8res de la part des militaires contre des soldats soup\u00e7onn\u00e9s d&#039;\u00eatre associ\u00e9s aux assaillants.<\/p>\n<h3><strong>N\u00e9gocier avec l&#039;opposition<\/strong><\/h3>\n<p>Sous d&#039;importantes pressions nationales et \u00e9trang\u00e8res et le poids de la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale, la faction pr\u00e9sidentielle a entam\u00e9 des n\u00e9gociations avec l&#039;opposition au d\u00e9but de 1993. Quatre s\u00e9ries de pourparlers ont abouti \u00e0 l&#039;accord de Ouagadougou du 11 juillet fixant les conditions des prochaines \u00e9lections pr\u00e9sidentielles et l\u00e9gislatives et mettant fin aux \u00e9lections l\u00e9gislatives. gr\u00e8ve \u00e0 partir du 3 ao\u00fbt 1993. Les \u00e9lections pr\u00e9sidentielles ont \u00e9t\u00e9 fix\u00e9es au 25 ao\u00fbt, mais des pr\u00e9paratifs techniques pr\u00e9cipit\u00e9s et inad\u00e9quats, des inqui\u00e9tudes concernant la fraude et le manque d&#039;organisation efficace de la campagne par l&#039;opposition ont conduit les principaux candidats de l&#039;opposition - ancien ministre et Organisation de l&#039;Afrique Le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&#039;Unit\u00e9, Edem Kodjo, et l&#039;avocat Yawovi Agboyibo, d&#039;abandonner la course avant le jour des \u00e9lections et d&#039;appeler au boycott. Le pr\u00e9sident Eyad\u00e9ma a remport\u00e9 les \u00e9lections par 96,421 TP1T contre une opposition symbolique. Environ 36% des votants se sont rendus aux urnes ; les autres boycott\u00e8rent.<\/p>\n<p>Des dissidents arm\u00e9s bas\u00e9s au Ghana ont lanc\u00e9 une nouvelle attaque commando contre des sites militaires \u00e0 Lom\u00e9 en janvier 1994. Le pr\u00e9sident Eyad\u00e9ma n&#039;a pas \u00e9t\u00e9 bless\u00e9, et l&#039;attaque et la r\u00e9action subs\u00e9quente des forces arm\u00e9es togolaises ont fait des centaines de morts, principalement des civils. Le gouvernement a organis\u00e9 des \u00e9lections l\u00e9gislatives les 6 et 20 f\u00e9vrier 1994. Lors de scrutins g\u00e9n\u00e9ralement libres et \u00e9quitables, comme en t\u00e9moignent les observateurs internationaux, les partis d&#039;opposition alli\u00e9s UTD et CAR ont remport\u00e9 ensemble une courte majorit\u00e9 \u00e0 l&#039;Assembl\u00e9e nationale.<\/p>\n<h3><strong>Edem Kodjo nomm\u00e9 Premier ministre<\/strong><\/h3>\n<p>Le 22 avril, le pr\u00e9sident Eyad\u00e9ma a nomm\u00e9 Edem Kodjo, chef du plus petit parti d&#039;opposition, l&#039;UTD, au poste de Premier ministre \u00e0 la place de Yawovi Agboyibo, dont le parti centrafricain avait beaucoup plus de si\u00e8ges. L&#039;acceptation par Kodjo du poste de Premier ministre a pouss\u00e9 la RCA \u00e0 rompre l&#039;alliance de l&#039;opposition et \u00e0 refuser de rejoindre le gouvernement Kodjo.<br \/>\nImage:Edem Kodjo et Jacques Chirac.jpg<br \/>\nL&#039;homme politique togolais Edem Kodjo (\u00e0 gauche) et le pr\u00e9sident fran\u00e7ais Jacques Chirac en 1995.<\/p>\n<p>Kodjo a ensuite \u00e9t\u00e9 contraint de former une coalition gouvernementale avec le RPT. Le gouvernement de Kodjo a mis l&#039;accent sur la reprise \u00e9conomique, la construction d&#039;institutions d\u00e9mocratiques et l&#039;\u00e9tat de droit et le retour des r\u00e9fugi\u00e9s togolais \u00e0 l&#039;\u00e9tranger. Au d\u00e9but de 1995, le gouvernement a progress\u00e9 lentement vers ses objectifs, aid\u00e9 par la d\u00e9cision de la RCA en ao\u00fbt 1995 de mettre fin \u00e0 un boycott de 9 mois de l&#039;Assembl\u00e9e nationale. Cependant, Kodjo a \u00e9t\u00e9 contraint de remanier son gouvernement fin 1995, renfor\u00e7ant la repr\u00e9sentation du parti RPT d&#039;Eyad\u00e9ma, et il a d\u00e9missionn\u00e9 en ao\u00fbt 1996. Depuis lors, Eyad\u00e9ma a r\u00e9apparu avec une emprise s\u00fbre sur le pouvoir, contr\u00f4lant la plupart des aspects du gouvernement.<\/p>\n<p>Lors de l&#039;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle de juin 1998, le gouvernement a emp\u00each\u00e9 les citoyens d&#039;exercer effectivement leur droit de vote. Le minist\u00e8re de l&#039;Int\u00e9rieur a d\u00e9clar\u00e9 Eyad\u00e9ma vainqueur avec 521 TP1T des voix aux \u00e9lections de 1998 ; cependant, de s\u00e9rieuses irr\u00e9gularit\u00e9s dans la conduite des \u00e9lections par le gouvernement ont fortement favoris\u00e9 le pr\u00e9sident sortant et semblent avoir sensiblement affect\u00e9 le r\u00e9sultat. Bien que le gouvernement n&#039;ait pas ouvertement entrav\u00e9 le fonctionnement des opposants politiques, le pr\u00e9sident a utilis\u00e9 la force de l&#039;arm\u00e9e et de ses alli\u00e9s gouvernementaux pour intimider et harceler les citoyens et les groupes d&#039;opposition. Le gouvernement et l&#039;\u00c9tat sont rest\u00e9s tr\u00e8s centralis\u00e9s : le gouvernement national du pr\u00e9sident Eyad\u00e9ma nommait les fonctionnaires et contr\u00f4lait les budgets de toutes les entit\u00e9s gouvernementales infranationales, y compris les pr\u00e9fectures et les municipalit\u00e9s, et influen\u00e7ait la s\u00e9lection des chefs traditionnels.<\/p>\n<h3><strong>\u00c9lections \u00e0 l&#039;Assembl\u00e9e nationale<\/strong><\/h3>\n<p>Les deuxi\u00e8mes \u00e9lections l\u00e9gislatives multipartites des 33 ans de r\u00e8gne d&#039;Eyad\u00e9ma ont eu lieu le 21 mars 1999. Cependant, l&#039;opposition a boycott\u00e9 les \u00e9lections, au cours desquelles le parti au pouvoir a remport\u00e9 79 des 81 si\u00e8ges de l&#039;Assembl\u00e9e nationale. Ces deux si\u00e8ges sont all\u00e9s \u00e0 des candidats de partis ind\u00e9pendants peu connus. Des probl\u00e8mes de proc\u00e9dure et d&#039;importantes fraudes, en particulier une fausse repr\u00e9sentation de la participation \u00e9lectorale, ont entach\u00e9 les \u00e9lections l\u00e9gislatives.<\/p>\n<h3><strong>Eyadema s&#039;adresse au Sommet du Mill\u00e9naire des Nations Unies \u00e0 New York en 2000.<\/strong><\/h3>\n<p>Apr\u00e8s les \u00e9lections l\u00e9gislatives, le gouvernement a annonc\u00e9 qu&#039;il poursuivrait le dialogue avec l&#039;opposition. En juin 1999, le RPT et les partis d&#039;opposition se sont r\u00e9unis \u00e0 Paris, en pr\u00e9sence de facilitateurs repr\u00e9sentant la France, l&#039;Allemagne, l&#039;Union europ\u00e9enne et la Francophonie (une organisation internationale de pays francophones), pour convenir de mesures de s\u00e9curit\u00e9 pour les n\u00e9gociations formelles en Lom\u00e9. En juillet 1999, le gouvernement et l&#039;opposition ont entam\u00e9 des discussions et, le 29 juillet 1999, toutes les parties ont sign\u00e9 un accord appel\u00e9 \u00ab\u00a0Accord-cadre de Lom\u00e9\u00a0\u00bb, qui comprenait un engagement du pr\u00e9sident Eyad\u00e9ma qu&#039;il respecterait la constitution et ne briguerait pas un autre mandat. en tant que pr\u00e9sident apr\u00e8s l&#039;expiration de son mandat actuel en 2003. L&#039;accord pr\u00e9voyait \u00e9galement la n\u00e9gociation d&#039;un statut juridique pour les dirigeants de l&#039;opposition, ainsi que pour les anciens chefs d&#039;\u00c9tat (comme leur immunit\u00e9 contre les poursuites pour les actes en cours). En outre, l&#039;accord portait sur les droits et devoirs des partis politiques et des m\u00e9dias, le retour en toute s\u00e9curit\u00e9 des r\u00e9fugi\u00e9s et la s\u00e9curit\u00e9 de tous les citoyens. L&#039;accord contenait \u00e9galement une disposition visant \u00e0 indemniser les victimes de violence politique. Le pr\u00e9sident a \u00e9galement accept\u00e9 de dissoudre l&#039;Assembl\u00e9e nationale en mars et d&#039;organiser de nouvelles \u00e9lections l\u00e9gislatives, qui seraient supervis\u00e9es par une commission \u00e9lectorale nationale ind\u00e9pendante (CENI) et qui utiliseraient la m\u00e9thode du scrutin unique pour se prot\u00e9ger contre certains des abus des \u00e9lections pass\u00e9es. Cependant, la date de mars 2000 est pass\u00e9e sans action pr\u00e9sidentielle et de nouvelles \u00e9lections l\u00e9gislatives ont finalement \u00e9t\u00e9 report\u00e9es \u00e0 octobre 2001. En raison de probl\u00e8mes de financement et de d\u00e9saccords entre le gouvernement et l&#039;opposition, les \u00e9lections ont de nouveau \u00e9t\u00e9 report\u00e9es, cette fois jusqu&#039;en mars 2002.<\/p>\n<p>En mai 2002, le gouvernement a supprim\u00e9 la CENI, accusant l&#039;opposition de son incapacit\u00e9 \u00e0 fonctionner. A sa place, le gouvernement a nomm\u00e9 sept magistrats pour superviser les pr\u00e9paratifs des \u00e9lections l\u00e9gislatives. Sans surprise, l&#039;opposition a annonc\u00e9 qu&#039;elle les boycotterait. Tenu en octobre, \u00e0 la suite du boycott de l&#039;opposition, le parti gouvernemental a remport\u00e9 plus des deux tiers des si\u00e8ges \u00e0 l&#039;Assembl\u00e9e nationale. En d\u00e9cembre 2002, le gouvernement d&#039;Eyad\u00e9ma a utilis\u00e9 ce parlement d&#039;approbation pour amender la constitution du Togo, permettant au pr\u00e9sident Eyad\u00e9ma de briguer un nombre \u00ab illimit\u00e9 \u00bb de mandats. Un autre amendement stipulait que les candidats devaient r\u00e9sider dans le pays pendant au moins 12 mois avant une \u00e9lection, une disposition qui interdisait la participation \u00e0 la prochaine \u00e9lection pr\u00e9sidentielle du candidat populaire de l&#039;Union des Forces du Progr\u00e8s (UFC), Gilchrist Olympio, qui avait \u00e9t\u00e9 en exil depuis 1992. L&#039;\u00e9lection pr\u00e9sidentielle a eu lieu le 1er juin. Le pr\u00e9sident Eyad\u00e9ma a \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9lu avec 57% des voix, au milieu d&#039;all\u00e9gations de fraude \u00e9lectorale g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e.<\/p>\n<h3><strong>Mort d&#039;Eyad\u00e9ma et ascension de Gnassingb\u00e9<\/strong><\/h3>\n<p><strong>Faure Gnassingb\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident Eyad\u00e9ma est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 5 f\u00e9vrier 2005 alors qu&#039;il \u00e9tait \u00e0 bord d&#039;un avion en route vers la France pour le traitement d&#039;une crise cardiaque. Son fils Faure Gnassingb\u00e9, ancien ministre des travaux publics, des mines et des t\u00e9l\u00e9communications du pays, a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 pr\u00e9sident par l&#039;arm\u00e9e togolaise \u00e0 la suite de l&#039;annonce du d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re. Cependant, sous la pression internationale de l&#039;Union africaine et des Nations Unies, qui ont tous deux d\u00e9nonc\u00e9 le transfert de pouvoir de p\u00e8re en fils comme un coup d&#039;\u00c9tat, Gnassingb\u00e9 a \u00e9t\u00e9 contraint de d\u00e9missionner le 25 f\u00e9vrier 2005, peu apr\u00e8s avoir accept\u00e9 l&#039;investiture pour se pr\u00e9senter aux \u00e9lections de Avril. Le vice-pr\u00e9sident Bonfoh Abbass a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 pr\u00e9sident par int\u00e9rim jusqu&#039;\u00e0 l&#039;investiture du vainqueur des \u00e9lections du 24 avril. Quant aux r\u00e9sultats officiels, le vainqueur de l&#039;\u00e9lection \u00e9tait Gnassingb\u00e9 qui a recueilli 60% des voix. Le leader de l&#039;opposition Emmanuel Bob-Akitani a cependant contest\u00e9 l&#039;\u00e9lection et s&#039;est d\u00e9clar\u00e9 vainqueur avec 70% des voix. Apr\u00e8s l&#039;annonce des r\u00e9sultats, les tensions ont \u00e9clat\u00e9 et \u00e0 ce jour, 100 personnes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es. Le 3 mai 2005, Gnassingb\u00e9 a pr\u00eat\u00e9 serment et s&#039;est engag\u00e9 \u00e0 se concentrer sur \u00ab la promotion du d\u00e9veloppement, du bien commun, de la paix et de l&#039;unit\u00e9 nationale \u00bb.<\/p>\n<p>En ao\u00fbt 2006, le pr\u00e9sident Gnassingb\u00e9 et des membres de l&#039;opposition ont sign\u00e9 l&#039;Accord politique global (AMP), mettant fin \u00e0 la crise politique d\u00e9clench\u00e9e par la mort de Gnassingb\u00e9 Eyadema en f\u00e9vrier 2005 et le processus \u00e9lectoral vicieux et violent qui a suivi. Le GPA pr\u00e9voyait un gouvernement d&#039;unit\u00e9 de transition dont l&#039;objectif principal serait de pr\u00e9parer les \u00e9lections l\u00e9gislatives de r\u00e9f\u00e9rence, initialement pr\u00e9vues pour le 24 juin 2007. Le chef du parti d&#039;opposition centrafricain et avocat des droits de l&#039;homme Yawovi Agboyibo a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 Premier ministre du gouvernement de transition en septembre 2006. L\u00e9opold Gnininvi, pr\u00e9sident du parti CDPA, a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 ministre d&#039;\u00c9tat aux mines et \u00e0 l&#039;\u00e9nergie. Le troisi\u00e8me parti d&#039;opposition, l&#039;UFC, dirig\u00e9 par Gilchrist Olympio, a refus\u00e9 de rejoindre le gouvernement, mais a accept\u00e9 de participer \u00e0 la commission \u00e9lectorale nationale et au comit\u00e9 de suivi du dialogue national, pr\u00e9sid\u00e9s par le pr\u00e9sident burkinab\u00e9 Blaise Compaor\u00e9.<\/p>\n<p>Des \u00e9lections l\u00e9gislatives doivent avoir lieu le 14 octobre 2007 et M. Olympio, revenu d&#039;exil pour faire campagne, y participe pour la premi\u00e8re fois depuis 17 ans. Plus de 3 000 observateurs nationaux et internationaux surveillent le scrutin.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pre-colonial Various tribes moved into the country from all sides &#8211; the Ewe from Nigeria and Benin, and the Mina and the Guin from Ghana. 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